A propos

Si on m’avait dit, il y a 13 ans de cela qu’un jour je monterais un webzine je ne t’aurais pas cru, peut être tout simplement parce qu’à ce moment là j’avais un abonnement internet de 5 heures par mois alors le concept de web-magazine était de l’ordre de la grande inconnue pour moi.

A cette époque, on aurait dit que j’avais arrêté de manger dès ma 19ème semaine sur terre, je ressemblais à un Tim Burton, teint blafard et pantalon en stretch bleu.

Pour le côté femme fatale on repassera, mais bon, toi même tu sais que l’adolescence d’AVANT (oui je précise car maintenant j’ai l’impression de faire plus gamine que les filles de 16 ans…) était ingrate (et puis je te rassure, depuis, j’ai appris qu’un jogging à pressions, ça n’est pas franchement une arme de séduction).

Au moment là j’écoutais les Spice Girls, mon but dans la vie c’était devenir la sixième Spice, ou, lot de consolation, de ressembler à Geri. J’avais des micro shorts et des semelles compensées, pas de seins (ok ça, ça n’a pas trop changé) et je faisais des tentatives maquillage plus ou moins réussies (oui je fais ici référence à ce fameux « fondu » de fard à paupières qui part du jaune au coin intérieur de l’œil pour finir rouge au coin extérieur, toi même tu sais, « l’effet flamme », ma marque de fabrique).

Du coup quand Geri a quitté le groupe, j’ai voulu m’ouvrir les veines et puis, comme le sang ça fait tache (oui j’avais oublié de préciser que je suis drôle en plus) je me suis rabattue sur sa carrière solo en me disant « dans tes dents Mel (Mel B hein, pour les néophytes), t’as fait chier Geri, elle s’est barrée, ben maintenant pleure parce qu’elle est trop bonne et que toi tu sers à rien » (mes réactions ont toujours été très pondérées).

Je suis passée de Jeff Buckley à TSN, des pattes d’eph aux slims, des cheveux châtain à noir, puis brun, puis blond, puis roux (je vous passe toutes les nuances de type « noirs avec la frange rose » entre les couleurs « officielles » qui peuvent se nommer en vocabulaire de professionnels « un 4.42 » ou « un 6.30 »), je suis tombée amoureuse d’Oscar Wilde par hasard, j’ai vécu à Bruxelles (un peu par hasard aussi), j’ai commencé la guitare mais je préférais la danse.

J’ai passé tout mon lycée en mode pétasse perchée sur des talons avec des pantalons qui moulent le cul et on me demandait si j’étais gothique ou satanique parce que je me maquillais apparemment trop les yeux (une fois l’effet flamme maitrisé, je me suis tentée au smoky, sauf qu’à l’époque on appelait ça « les yeux charbonneux » ou bien on disait, avec plus de simplicité « avec plein de noir sur les yeux »), j’ai pris du poids en vivant à Londres et en tombant amoureuse de la junk food les samedis matins quand je faisais le ménage sur du jazz, j’ai reperdu mon poids en rentrant pour les fêtes.

J’ai toujours préféré les chiens aux chats (enfin, pas toujours en fait, mais ça me donnera l’occasion de vous faire un article là dessus), et j’ai pris un chat au lieu d’un chien quand je vivais à Bruxelles, pour des questions financières et pratiques (comprenez: on trouve plein d’annonces pour avoir des chats gratos, voilà pour l’aspect financier, et pour l’aspect pratique: ça pisse dans une litière, comme ça, pendant ce temps je peux regarder des émissions super instructives dans mon canapé). Il s’appelait Jean Pierre et le courant entre lui et moi ne passait pas trop, on a décidé de mettre fin à notre relation pour notre bien (enfin surtout le mien, parce que lui je ne sais pas trop ce qu’il est devenu en fait).

Après ma vie dans la capitale européenne, j’ai roulé ma bosse pour me retrouver dans un autre haut lieu de la francophonie: Montréal. J’ai gouté la poutine et j’ai trouvé ça acceptable en fin de soirée et méga dalle, j’ai par contre bien kiffé les brunchs du dimanche matin (et des autres matins aussi hein).

T’as voulu une biographie de moi, je t’en donne donc l’essentiel, que des « punchlines » de ma vie, histoire de te donner envie de rester encore un peu ici.

 

Deborah